Ces mauvaises habitudes qui bousillent votre carrière

Ces mauvaises habitudes qui bousillent votre carrière

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Au boulot, est-ce que vous auto-sabotez votre carrière sans le savoir ? Certaines habitudes, parfois inconscientes, nous empêchent d’avancer et d’aller plus loin : obtenir plus de responsabilités, inspirer la confiance, négocier une augmentation… Faites-vous partie de ces personnes qui bousillent sans le savoir leur carrière ?

S’excuser beaucoup trop

Repassez dans votre tête quelques conversations que vous avez eues dernièrement au boulot. Voyez si les mots « désolé » ou « excuses-moi » sont sortis de votre bouche, dans des situations où il n’était pas forcément nécessaire de s’excuser (comme cette fois où Micheline a renversé son café sur votre chemisier à la cantine, et que vous avez quand même trouvé moyen de vous excuser pour s’être trouvé sur son passage).

La nécessité de présenter des excuses à tout-va découle bien souvent de la volonté de rester poli, mais traduit surtout un manque de confiance : c’est un signe de doute et d’insécurité. Certes, il n’y a pas de mal à s’excuser dans les cas où vous êtes vraiment en tort. Mais lorsque cela devient un réflexe et qu’on y fait même plus attention, ça devient alors un véritable problème. Si vous le faites pour éviter les conflits, apprenez plutôt à gérer ceux-ci.

Être la commère de service

Quand on sait qu’on passe grosse partie de sa vie au travail avec ses collègues, il est normal qu’on en sache beaucoup sur la vie de ceux avec qui on partage ce temps. Dans ce contexte, les commérages ont une tendance naturelle à prospérer. Ne soyez pas celui/celle qui les diffuse (pas besoin de faire l’innocent(e)). Si Jeannine, qui voit en vous un(e) véritable confident(e) vous parle de ces hémorroïdes (conversation dont vous vous seriez bien passé), il n’est pas nécessaire que tout le monde en soit avertis. Les commérages, en plus d’êtres toxiques et nocifs, donnent l’impression qu’on ne peut pas vous faire confiance, que ce soit sur un plan personnel ou professionnel. Apprenez à garder pour vous ce qui doit l’être (même si c’est vrai que quand même, commérer de temps en temps, c’est amusant).

Ne pas fixer de limites

Vous faites partie de ces gens qui sautent le repas du midi pour travailler un peu plus? Ou alors de ceux qui répondent aux emails de leurs boss à 1 heure du matin ? Vous avez l’impression que votre travail empiète sur votre vie personnelle, dans les moments où vous devriez simplement profitez du temps avec votre famille ou vos amis ? Si c’est le cas, c’est sûrement que vous donnez aux gens l’impression que vous êtes toujours disponible et à leur entière disposition.

Définissez des limites claires entre votre temps de travail et votre vie personnelle. Si vous recevez un email à 20h30 vous demandant de bien vouloir commander de nouvelles ampoules pour remplacer celles de la salle de réunion qui sont tombées en panne suite à une boom organisée à l’improviste par les commerciaux, inutile de répondre immédiatement : il n’y a pas mort d’homme si vous y répondez le lendemain matin. En répondant immédiatement à un message envoyé à une heure en dehors des horaires de travail, vous faites sentir aux gens qu’il est tout à fait acceptable de vous envoyer des messages à ce genre d’horaires et que vous êtes tout le temps joignable. Par la suite, ils n’auront aucun scrupule à piétiner les frontières de votre vie personnelle, qui seront de plus en plus minces. Pensez-y le prochain midi où vous déclinez une invitation de votre collègue préférée à aller manger au kebab  juste pour boucler une demande « urgente » de votre boss envoyée à 11h59. Dites-lui poliment que vous vous en chargerez à votre retour.

Faire les choses comme elles ont toujours été faites

Jean-Louis vous demande quelle elle est la raison pour laquelle ses justificatifs de notes de frais doivent impérativement être scannés, puis imprimés en 4 exemplaires. Il vous suggère alors de simplement les placer sur un espace de travail collaboratif après les avoir scannés. Vous lui répondez « ah ça ? ah oui, nan mais on a toujours fait comme ça… ».

Peut-être qu’en effet, vous avez toujours fait comme ça. Mais n’y a-t-il pas une meilleure façon de faire ? Il ne peut pas y avoir de progrès si personne n’est prêt à envisager de changer les choses. Demandez-vous quels seraient les avantages de tester une nouvelle méthode.

Attention cependant, cela ne veut pas dire qu’il faut tout changer dès que quelqu’un en fait la suggestion. Peut-être que vos méthodes de travail sont les bonnes et ne méritent pas un changement en l’état actuel. Dans ce cas-là, expliquez pourquoi vous utilisez la méthode actuelle plutôt qu’une autre, mais « parce qu’on a toujours fait comme ça » n’est pas une réponse acceptable.

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