Dire ciao au syndrome de l'imposteur

Dire ciao au syndrome de l'imposteur

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La dernière fois que votre patron(ne) vous a félicité(e) pour votre travail, vous avez imputé cette réussite à la chance, à la facilité du sujet, à votre conjoint(e) qui vous a aidé, à vos huit heures de sommeil la veille, ou encore à la météo qui était clémente ce jour-là. Mais surtout pas à vous-même - quelle idée saugrenue ! 

Une description qui peut porter à sourire, mais pas si éloignée de la réalité pour un grand nombre d’entre nous. Si vous vous y reconnaissez, vous souffrez sans doute du syndrome de l’imposteur, une forme de doute maladif qui consiste à nier la propriété de ses accomplissements, et qui peut fortement handicaper la réussite dans le monde professionnel.

Nous allons voir en quoi consiste ce syndrome, et surtout, comment le mettre en veilleuse pour retrouver confiance en soi et épanouissement dans son travail.

La tyrannie du doute

Le syndrome de l’imposteur, aussi appelé syndrome de l’autodidacte, consiste à douter de soi et de ses capacités de façon maladive. Les personnes qui en sont atteintes rejettent systématiquement tout mérite lié à leur travail et attribuent généralement leurs réussites à des facteurs extérieurs : la chance, les efforts acharnés, les autres, les circonstances, etc.

Celui ou celle qui souffre de ce syndrome vit constamment avec le sentiment de duper les autres et de ne pas mériter sa place, et la crainte de finir par être démasqué(e).

Ce mal touche davantage certaines personnes. Ainsi, les femmes, généralement encouragées dès leur plus jeune âge à l’humilité et à ne pas se mettre en avant, en seraient particulièrement victimes. Les profils perfectionnistes, auto-critiques, et les personnes manquant de confiance en elles en pâtiraient également. 

Déconstruire ses pensées parasites

À l’origine du mal, certaines pensées entretiennent le sentiment d’imposture : 

  • « Je suis obligé(e) d’être parfait(e) »

  • « Je n’ai pas le droit d’échouer »

  • « Je vais être rejeté(e) si je commets la moindre erreur » 

Il est important de déconstruire ces pensées pour s’en libérer. Ceci nécessite de prendre de la distance avec elles et de les critiquer : 

  • « Le fait de ne pas être totalement expert(e) dans ce domaine m’empêche-t-il d’exercer cette activité ? »

  • « Les autres se traitent-ils aussi durement que je ne le fais avec moi-même ? »

  • « Quelle seront les conséquences réelles si ce que je fais est imparfait, voire si j’échoue ? Est-ce que ce sera aussi insurmontable que je l’imagine ? »

Le plus souvent, remettre en question vos pensées parasites vous aidera à les canaliser et à en diminuer l’impact. 

Se reconnecter à votre juste valeur

Pour s’aider à sortir de ce cercle infernal, il est aussi essentiel de retrouver confiance en soi et prendre conscience de sa propre valeur.

Même si une personne qui souffre de syndrome d’imposture a tendance à fuir les évaluations, il est important de surmonter cette peur. N’hésitez pas à solliciter l’avis de personnes bienveillantes autour de vous : votre patron, vos collègues, votre conjoint(e), votre famille ou vos amis…

Sélectionnez des personnes objectives, en qui vous avez pleinement confiance, qui ont à cœur votre bien-être et qui veulent vous aider à grandir. Pas des personnes liées par un conflit d’intérêt ou envieuses. Évitez donc le chef qui ne veut pas que vous preniez conscience de votre valeur par crainte de devoir vous payer davantage , ou la collègue jalouse de votre statut dans l’entreprise.

Cette étape doit vous permettre de prendre conscience de vos qualités et de vos faiblesses. Demandez donc à vos interlocuteurs de lister les trois principales qualités qu’ils vous attribuent, et trois axes d’amélioration qu’ils vous conseilleraient de travailler. Vous aurez ainsi une vision plus juste et plus positive de ce que vous valez réellement.

Avoir une vision

Le fait d’avoir une vision claire de là où l’on veut aller et de ses objectifs peut aider à déjouer le syndrome de l’imposteur. Ainsi, vous vous concentrerez davantage sur l’ambition qui vous motive et sur le fait d’avancer vers un résultat et moins sur le fait d’être parfait(e) et dans la maîtrise totale. Vous vous pardonnerez aussi davantage les éventuelles erreurs de parcours et vous ne les laisserez pas entraver votre chemin vers la réalisation de vos objectifs !

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