La culture d’entreprise, avec Olivier Ramel, fondateur de Kymono

La culture d’entreprise, avec Olivier Ramel, fondateur de Kymono

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Olivier Ramel est le fondateur de Kymono, une entreprise de "Culture Designer". Autant dire que la culture d'entreprise, ça le connaît ! Si vous êtes Office Manager, la culture d'entreprise fait sûrement partie de votre périmètre d'action. Découvrez dans cette interview son parcours entrepreneurialet sa vision de la culture d'entreprise !

Bonjour Olivier, est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Olivier Ramel et j’ai 28 ans. J’ai un parcours très entrepreneurial ; j’ai commencé dès le lycée, où j’ai créé puis vendu des sweats aux couleurs de mon lycée. Ça a super bien marché et on en a vendu plus de 500 ! Ensuite, je suis rentré en école de commerce, et j’ai eu l’occasion de lancer d’autres projets, comme par exemple une marque de boisson relaxante(l’inverse de Red Bull en gros…).

Chacune des boîtes que j’ai créées m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences et de faire de nouvelles rencontres. J’ai pu en tirer énormément d’enseignements et chacun de ces projets m’a aidé à développer le mindset nécessaire pour le succès de Kymono.

Qu’est-ce que vous faites avec Kymono ?

Chez Kymono, on fait plus que du textile : on est de véritable Culture Designer. On aide les entreprises à mettre en place et à designer leur culture d’entreprise.

Sur le marché des vêtements pour les entreprises, il y avait déjà d’autres acteurs. Mais c’était bien souvent du très bas de gamme, avec des produits de mauvaise qualité, mal taillés, et fabriqués à l’autre bout du monde. Commander des vêtements pour son entreprise, c’était une corvée pour ceux qui en étaient responsables. Il fallait galérer à trouver les bons prestataires, trouver les bons vêtements… bref, personne ne voulait s’en charger.

On s’est rendu compte qu’il y avait quelque chose à faire, et c’est comme ça qu’est née l’idée de Kymono. On privilégie des produits de qualité, fabriqué de matière éthique et durable, a contrario de ce qu’il pouvait y avoir sur le marché avant. Aujourd’hui, les gens prennent véritablement plaisir à travailler avec nous !

Chez nous, l’expérience client est super importante, on travaille beaucoup sur la fidélisation. Le but est d’offrir une véritable expérience et plus que simplement du textile. On bichonne nos clients et ils reviennent nous voir.

team kymono

D’où t’es venu l’idée de créer Kymono ?

Tout est parti d’une simple discussion. J’ai rencontré Alice, de The Family, autour d’un café, et on a parlé entreprenariat pendant 2h. Elle a évoqué le fait que beaucoup de ses contacts l’interrogeaient alors pour lui demander où ils pouvaient acheter des fringues pour leurs entreprises. Je lui ai parlé d’un ami qui faisait ça depuis 10 ans, ainsi que de la première boîte que j’avais lancée, celle des sweats que je vendais au lycée.

On y a vu une véritable opportunité, un match entre l’offre et la demande (comme on voit dans les cours d’éco au lycée), et c’est comme ça qu’est né Kymono. Sans cette discussion, on aurait peut-être lancé une tout autre boîte, ou alors rien du tout.

On a ensuite été incubé à The Family où on a travaillé pendant 2/3 mois avec Oussama et Alice. À la base, nous étions 7, aujourd’hui on se développe et on est 35.

Vous avez récemment lancé une offre « Office design », est-ce que tu peux m’en parler ?

Avec notre offre « Office Design », on offre un package complet pour redesigner les locaux de nos clients en accord avec leur culture d’entreprise. Décoration de bureaux, meubles, plantes : tout y passe pour que l’environnement de travail corresponde le plus possible à la culture de l’entreprise. Il y a un gros travail de discussion avec le client en amont, pour bien comprendre quelle est la culture de son entreprise et amener une solution la plus adaptée possible à celle-ci.

goodeed

D’ailleurs la culture d’entreprise, qu’est-ce que c’est pour toi ?

La culture d’entreprise, c’est un ensemble de valeurs. Il y a du tangible, avec les locaux, la décoration ou encore le style vestimentaire. Mais il y a aussi du non-tangible avec le management, la façon dont se comportent les collaborateurs entre eux, les process… Il y a encore 10/15 ans, on se contentait d’afficher sur les murs des mots comme « Fraternité » ou « Bienveillance » sur les murs, pensant que c’était ça la culture d’entreprise. Aujourd’hui, on observe un véritable changement, et les entreprises françaises prennent conscience de l’importance d’avoir une vraie culture d’entreprise.

On a d’un côté la culture interne à l’entreprise, avec tous les échanges entre les collaborateurs, mais il y a aussi l’aspect externe, avec l’image qui est dégagée à l’extérieur. Il s’agit là du marketing, des showrooms, de la communication… L’image en interne se reflète également en interne au niveau de l’expérience et de la relation client. Les deux sont interdépendantes.

Est-ce que la culture d’entreprise doit être définie dès le lancement de la boîte, ou est-ce que c’est quelque chose qui peut venir après ?

Au départ, les fondateurs donnent les grandes lignes, c’est clair. Mais ensuite, c’est bien sûr quelque chose qui évolue avec le temps. Ce sont surtout les collaborateurs qui participent à la culture d’entreprise. On peut embaucher 80 personnalités très fortes, mais lorsqu’ils travaillent ensemble, ils ne font plus qu’un ! C’est sur cet aspect qu’il faut travailler.

La culture d’entreprise de ne change pas trop quand la boîte passe de 25 à 30 salariés. En revanche, quand en période de croissance on passe de 30 à 300 salariés, forcément ça bouge beaucoup plus.

Vous attaquez depuis peu d’autres marchés que la France. Est-ce que les cultures d’entreprises changent foncièrement dans les autres pays ?

Oui tout à fait. On travaille en Angleterre, où tout comme aux USA, ils ont compris depuis longtemps l’importance de la culture d’entreprise, ils ont de l’avance par rapport à la France à ce niveau-là. La culture et le sentiment d'appartenance y sont beaucoup plus présents, et on est fier d’appartenir à une communauté, que ce soit une communauté d’entreprise ou autres. Par exemple, dès le lycée, les étudiants sont en uniforme, ce qui renforce leur sentiment d’appartenance.

En Allemagne, on a pu observer que nos clients sont eux beaucoup plus sensibles à l’aspect durable des produits, à une production locale et éthique.

As-tu un conseil à donner pour les Office Manager en ce qui concerne la culture d’entreprise ?

L’Office Manager, c’est un peu le bras droit du CEO, il dispose d’énormément de connaissances sur l’entreprise. En plus, il est souvent très proche des collaborateurs. C’est donc la personne idéale pour tout ce qui concerne la culture d’entreprise, et c’est lui qui a la meilleure position pour proposer des actions adaptées.

L’erreur que font certains Office Manager, c’est de vouloir reproduire en termes de culture d’entreprise ce qui se fait ailleurs, alors que ça ne correspond pas du tout à la culture de leur propre entreprise. Le conseil que je donnerai serait donc de profiter de toutes les connaissances qu’ils ont à disposition pour proposer des actions adaptées. Ils sont de véritables mines d’or !

Pour toi, qu'est-ce que la magie ?

Tout simplement la magie c'est de pouvoir laisser une impression forte produite par ses passions, croire en quelque chose qui peut toujours devenir mieux, tout devient possible. 

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